packaging alimentaire Archive

PACKAGING CHRISTIAN LOUBOUTIN

Christian_Louboutin

Le sophistiqué designer/cordonnier Christian Louboutin a lancé son propre champagne en collaboration avec le célèbre vignoble Piper Heidsieck. Pour souligner l’évènement, ils ont produit un coffret-cadeau en édition limitée dans lequel on retrouve un verre en forme de chaussure (stiletto) designé par Christian Louboutin. Un verre que nous verrons probablement bientôt à l’écran dans le prochain film Sex and the City.

Vous pourrez vous procurer ce bijou, exclusivement sur le site Colette, à compter du 26 octobre.

EMBALLAGE NATURE vs NATURE EMBALLÉE

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SquareMelon

Lorsque dans le domaine de l’alimention un contenant arrive à singer l’emballage naturel de son contenu avec «goût», le facteur taste appeal est irréfutablement bien exploité. Ces images en sont la preuve (img. 1).

Le packaging de ce jus de fruits japonais, est une des intelligentes créations du designer industriel Naoto Fukasawa. La surface de l’emballage imite la couleur et la texture de l’emballage naturel du fruit, pour faire du produit un objet ainsi qu’une expérience sensorielle interpellant la vue, le touché et le goût. Ces charmants packagings sont produits dans 4 saveurs : banane, fraise, kiwi et… lait de soya.

Dans le monde du packaging, la création n’a pas de limite. Il y a encore beaucoup d’avenues à explorer allant au-delà du taste appeal. L’expérience tactile s’avère innovatrice, et piquera la curiosité de consommateurs de tous âges.

D’autre part lorsqu’en alimentation l’emballage naturel est modifié pour imiter un contenant, il ne s’agit que de fashion. Originaires du Japon, les melons carrés poussent dans des boîtes en bois qui les confinent dans le but de leur donner une forme autre que la leur. Carrée, triangulaire ou autre, la forme des pastèques a été modifiée pour des raisons de praticabilité. Les techniques ont été développées afin gagner de l’espace, faciliter le transport, et éliminer la rotation du fruit facilitant ainsi son tranchage.

Un «produit» créé dans le but d’«améliorer» la nature du fruit et faciliter son commerce, mais par contre ne le rend pas très abordable. Le prix de chaque melon s’élève à 10000 yens, l’équivalent d’environ 130 $ CDN, faisant de ce melon un produit de luxe.

S’il y a une limite à la création de packaging, elle s’arrête bien ici. La nature a designé les meilleurs emballages de tous les temps (littéralement) et l’humanité a pour devoir de la respecter. Laissons rouler les melons !

CHERRY BLOSSOM : DESIGN, EMBALLAGE OU PACKAGING

emballage-Cherry-blossom-1920

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Cherry Blossom est un chocolat produit par Hershey Canada Inc. De toutes les marques de chocolat de Hershey, Cherry Blossom est probablement celui qui passe le plus inaperçu, malgré sa popularité dans les régions du Labrador et de Terre-Neuve. Le design de son packaging a probablement un rôle déterminant à jouer dans son manque de popularité.

Contrairement aux autres marques de produits alimentaires, son emballage minimaliste et à la fois kitsch n’a pas évolué dans la direction tendance du «taste appeal» à laquelle nous sommes exposés aujourd’hui. Petite boîte de carton jaune mesurant 2 po X 2 po (1.5 po de profondeur), le format de l’emballage du Cherry Blossom n’a pas changé depuis son invention vers la fin des années 20, à l’exception du visuel.

Les premiers designs mettaient en vedette les fruits en utilisant une illustration de trois cerises, que l’on retrouve encore sur le dessus de l‘emballage d’aujourd’hui. Vers la fin des années 80 la division Lowney de Hershey Canada décide de changer le look des Cherry Blossom. Elle y rajoute une photo de la friandise, coupée en deux, dans le but de montrer non seulement le contenu de la petite boîte jaune, mais aussi pour nous dévoiler cette «délicieuse» cerise qui baigne dans son «succulent» sirop. Tout cela enrobé d’un délectable chocolat aux noix. N’est-ce pas exquis ? Et bien, non…

Malgré l’amélioration marquante apportée à la qualité de la photo prise vers la fin des années 80 (voir image), celle-ci ne rend toujours pas le produit plus alléchant. Dans un marché où il faut séduire le consommateur, la présentation du Cherry Blossom devrait être repensée. La photo devrait être retravaillée par des experts en alimentation (direction photo, retouche etc.) dans le but de rendre la photo plus esthétique. Par contre, dans l’ensemble, le côté vintage de l’emballage reste très intéressant et reflète bien l’histoire du produit.

Un emballage qui ne séduit pas, une image qui est peu esthétique… Toutes ces conditions ne semblent pas affecter les consommateurs fidèles du Cherry Blossom !

Cette réflexion soulève alors une question : Mais qui de nos jours est le consommateur type de Cherry Blossom ?

L’enquête se poursuit…